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Projet CABRILADO - Reseau EVA - Senegal

Etude Faisabilité d’un traitement injectable à longue durée d’action par CABotegravir – RILpivirine chez les ADOlescents vivant avec le VIH en Afrique de l’Ouest et du Centre.

Bénin, Cameroun, Côte d’ivoire, Sénégal

Les adolescents vivants avec le VIH (AdVIH) ont un taux d’échec thérapeutique particulièrement élevé, notamment en Afrique de l’Ouest et du Centre (AOC) ou ils sont les seuls dont la mortalité n’a pas diminué drastiquement ces dernières années. Le développement de l’association cabotegravir/rilpivirine (CAB/RPV) a longue durée d’action (LDA), administrable toutes les 4 ou 8 semaines, laisse espérer un progrès thérapeutique significatif, au moins pour certains. 

Cependant, dans chaque région où ce traitement pourrait être envisagé, il est primordial d’évaluer au préalable sa faisabilité d’implémentation en fonction des caractéristiques des patients suivis, de l’organisation du système de soins et de l’acceptation (théorique) par les patients et les soignants. 

L’étude CABRILADO vise à définir la place, la faisabilité d’implémentation et l'acceptabilité potentielle d’un traitement injectable par CAB/RPV dans le contexte spécifique des AdVIH de 12-17 ans suivis dans 8 centres de 4 pays du réseau Enfants-VIH-Afrique (EVA): Sénégal, Bénin, Cameroun, et Cote d’Ivoire. C’est la première étude pédiatrique de ce type en AOC.

Objectif principal:
Décrire et analyser les conditions d’acceptabilité et de faisabilité de l’implémentation en Afrique de l’Ouest et du Centre d’un traitement antirétroviral injectable à longue durée d’action (LDA), associant Cabotégravir (CAB) et RILpivirine (RPV), chez des adolescents (âgés de 12 à 17 ans), infectés par le VIH-1.

Il s’agira ainsi de préparer l’introduction de ces nouvelles formes galéniques dans 5 pays où est implanté le réseau EVA (Enfants – VIH – Afrique) et un passage à l’échelle futur.

Objectifs secondaires

  • Déterminer la proportion d’adolescents de 12 à 17 ans éligibles cliniquement (c’est à dire sans contre-indication médicale) à une bithérapie CAB/RPV à LDA parmi les patients actuellement suivis.
  • Déterminer la proportion d’adolescents ayant une contre-indication virologique à une bithérapie par CAB/RPV à LDA
  • Identifier les enjeux, contraintes et conditions de mise en œuvre pratique des injectables par les systèmes de soins
  • Evaluer le niveau et les conditions d’acceptabilité des adolescents, parents/tuteurs et soignants du traitement ARV injectable à longue durée d’action
     

Hypothèse principale
Notre Hypothèse principale est qu’une bithérapie par CAB/RPV à LDA pourrait constituer un outil supplémentaire dans l’arsenal thérapeutique chez certains adolescents infectés par le VIH-1 actuellement suivis en AOC. 
Pour autant, leur implementation pose différents défis, qui seront évalués dans chacun des 4 work-packages (WP) :

  • WP clinique : identification de la proportion d’AdVIH présentant une contre-indication médicale à un tel traitement. Il s’agira de Recueil d’informations cliniques et thérapeutiques
  • WP virologique : identification de la proportion d’AdVIH présentant une contre-indication virologique à la bithérapie CAB/RPV.
  • WP « Organisation des services » : Identification des enjeux, contraintes et conditions de mise en œuvre pratique
  • WP « Acceptabilité » : exploration du niveau et des conditions d’acceptabilité des AdVIH, des parents/tuteurs et des soignants du traitement injectable à LDA, ainsi que des facteurs associés à ce niveau d’acceptabilité.

L’étude intéressera les ados suivis dans 8 centres à travers les 04 pays, âgés de 12 à 17 ans, infecté par le VIH-1, informés de leur statut.
 

 P.I: Prof Mariam SYLLA (Mali) et Pierre FRANGE (AP-HP, Paris)
Co-investigateurs: Prof Pape Maktar FAYE (Sénégal), Tanoh K.F. EBOUA ‘Côte-D’ivoire), 
Pr Lehila BAGNAN (Bénin), Dr Suzie TETANG (Cameroun), Pr Halimatou DIOP NDIAYE (Sénégal), Dr Cécile CAMES (IRD), 
Dr Karim DIOP (Sénégal), Dr Marie-Laure CHAIX (AP-HP)

Projets en cours